CouillardLe chef du Parti libéral du Québec (PLQ) Philippe Couillard est devenu lundi soir le nouveau Premier ministre de la belle province après la victoire confortable de son parti, infligeant une gifle à Pauline Marois et au gouvernement indépendantiste sortant. Philippe Couillard, à 56 ans, a réussi le pari de ramener au pouvoir les libéraux, chassés du gouvernement de la province francophone à la fin de l’été 2012 au terme d’un long conflit étudiant. «Tout le Québec a gagné en se donnant un gouvernement stable», a déclaré Philippe Couillard en promettant un «gouvernement compétent, intègre et transparent».

Les libéraux ont obtenu 41,5 % des suffrages et 70 des 125 sièges du prochain Parlement. Ainsi leur chef, M. Couillard, aura la prérogative de former le prochain gouvernement.

Qui est Philippe Couillard?

À 56 ans, Philippe Couillard a consacré l’essentiel de sa carrière à la médecine. De son vrai nom Philippe Couillard de l’Espinay, héritier du premier colon anobli par Louis XIV du temps de la Nouvelle France, le nouveau premier ministre québécois, père de trois enfants, voulait devenir archéologue mais a finalement fait carrière dans la chirurgie, avant de passer en politique. En mars 2013, il a été choisir pour prendre la tête du Parti Libéral

La campagne - Poker politique

La campagne a surpris plus d'un. Au premier chef, les chefs eux-mêmes. Philippe Couillard a joué "à fond" pour faire de la question du référendum (pour un Québec séparé) le principal enjeu de ces joutes. Référendum dont 70 % des Québécois n'en veulent pas.

En face, la position du Parti Québécois a semblé un peu flou, en tout cas de mon point de vue personnel. Prévoyait-il un référendum s'il était porté au pouvoir? Oui mais non. Oui car c'est quand même le cœur de leur programme politique. Non car les québécois ne sont pas encore prêts...

L'entrée en scène de Pierre Karl Péladeau (PKP), un riche homme d'affaires partisan de l'indépendance du Québec, tel un éléphant dans un magasin de faïence a marqué un tournant. L'homme, le poing levé déclarait que: "Mon adhésion au Parti québécois est une adhésion à mes valeurs les plus profondes et les plus intimes, c'est-à-dire faire du Québec un pays!". Ces mots ont eu l'effet d'un séisme et a représenté du pain béni pour les libéraux.

Et maintenant?

Il faut dire que la soirée électorale a vu beaucoup de perdants pour le Parti Québécois dont Pauline Marois elle-même qui n'a pas remporté son siège à Charlevoix. Ce fut aussi le cas pour plusieurs ministres.

Maintenant, les appétits commencent à s'aiguiser pour savoir qui dirigera le Parti Québécois. PKP? Jean-Francois Lisée ou Bernanrd Drainville?

Nous suivons aussi de très près la formation du nouveau gouvernement. Qui héritera du fauteuil des Affaires Intergouvernementales Canadiennes, ministre responsable du Centre de la Francophonie des Amériques, laissé par M. Alexandre Cloutier? Serait-ce Pierre Moreau? Ou "du sang neuf" ?

Le Centre de la Francophonie des Amériques

Pour le Centre de la Francophonie des Amériques, qu'est-ce qui va changer? Eh bien, je ne saurais répondre à cette question. Sans doute, chacun...dans son "moi intime" a son ressenti... Le Centre continue à être une expérience. Toujours surprenante. C'est là même son âme, d'après moi...Le Centre ne doit pas être prévisible. Son ambition, sa mission sont impossibles mais indispensables, comme le dit souvent ce cher Jean-Louis Roy, ancien président du conseil d'administration.

Le Conseil d'Administration doit être au rendez-vous et c'est à lui qu'il incombe d'évaluer les désirs du français partout sur le continent et de faire l'équilibre avec la réalité politique du Québec en ayant conscience de sa principale force à savoir les horizons élargis.

Max JEAN-LOUIS

Crédit photo: Journal Métro