Chavez n’est plus.  Le Commandante est parti pour le pays sans chapeau  ce 5 mars 2013 succombant à un cancer courageusement vécu. Ses obsèques ce vendredi ont rassemblé une trentaine de chefs d’états dont le très controversé président iranien. La France, comme beaucoup de pays de l’Occident, a préféré envoyer des diplomates de « seconde zone » (pour reprendre les mots des grands quotidiens). On aura tout entendu (et tout vu) cette semaine. Ces vénézuéliens immigrés en Floride qui fêtent cette mort loin de toute décence élémentaire. Ces journalistes qui arrivent à transformer toutes les actualités en « grand show ». Et de manière plus légère, on sourit en voyant les chemises rouges de MM. Martelly et Lamothe

Chavez…la vie des vénézuéliens a changé depuis sa présidence. Il y a eu un avant Chavez, il y aura un après Chavez. Tout n’est certes pas rose mais cet homme était empreint d’une volonté sincère d’être aux côtés des plus pauvres.  Et quel universaliste convaincu ! Combien de présidents soulèveront tant de sympathie au soir de leur vie ? Combien serons-nous à dire que notre vie a changé significativement après une présidence ?

Poètes, c’est le printemps ! Le 15e Printemps des Poètes a débuté hier 9 mars et se poursuivra jusqu’au 24 du même mois. Il se déroulera dans 100 villes et villages de France. Au programme : des milliers d'événements pour entendre, lire, rencontrer, chanter, murmurer et partager le poème. Le thème retenu est «  Les voix du poème ». Le climax  de ces célébrations sera sans doute l’hommage à Pablo Neruda.

Abdou Diouf, Secrétaire Général de la Francophonie dans le journal Le Devoir cette semaine :
« Certainement, il y a beaucoup de francophones et de locuteurs du français sur le continent américain. Bien entendu, c’est dans votre pays, et au Québec, en particulier, que l’on compte le plus de francophones. Le Québec est un modèle de fierté, de détermination et d’audace pour protéger et promouvoir la langue française ; il représente le foyer des francophones d’Amérique. Les communautés acadienne, franco-ontarienne et les autres francophones du Canada constituent aussi des forces vives de la Francophonie des Amériques. Je sais aussi que dans les provinces anglophones du Canada, les apprenants en français sont de plus en plus nombreux, ce qui est une bonne chose. Si nous parlons du continent américain, je ne veux pas oublier les millions de francophones et de locuteurs aux États-Unis et dans les Caraïbes. Dans ces pays, la diversité culturelle et linguistique, que la Francophonie promeut avec vigueur, devient de plus en plus une réalité concrète puisque l’anglais cohabite désormais avec l’espagnol et le français. »